L'Invisible
Fées, esprits de la nature, spiritualité — et l'art qui rend visibles les messages qu'ils confient.
Sentir l'invisible, l'honorer
Il y a, tout autour, un monde qu'on ne voit pas : les esprits des lieux, des sources, des arbres. Ici, on leur fait une place — par le silence, le rituel, et l'art qui traduit ce que les mots ne disent pas.
« Ce que l'œil ne voit pas, le cœur le sait. »
Ce qui prend vie ici
Cercles & rituels des saisons
Marquer les passages de l'année — solstices, équinoxes — par des cercles, des intentions, des offrandes à la Terre.
Le monde des fées
Contes, rencontres et créations autour du petit peuple et des esprits de la nature.
L'art médium
Peindre, écrire, façonner ce qui vient de l'invisible — l'art comme pont entre les mondes.
Le peuple du Sidh
Dans la tradition celtique, l'Autre Monde touche le nôtre — sous les collines, au-delà des brumes. Les anciens dieux d'Irlande, les Tuatha Dé Danann, y devinrent le peuple des fées (l'Aos Sí). La « foi aux fées », vivante jusqu'au XXᵉ siècle, peuplait les tertres et les aubépines d'esprits qu'on respectait et qu'on ne dérangeait pas.
Riche folklore médiéval et vivant (Lady Gregory, Evans-Wentz) — plutôt qu'une religion antique. Les fées ailées « de jardin » sont, elles, une image victorienne.
Le monde habité, partout
Le peuple des fées niché sous les collines d'Irlande a d'innombrables cousins. D'un bout à l'autre de la Terre, les hommes ont senti que le paysage n'est pas vide — qu'il est plein de présences, de regards, de morts jamais tout à fait partis.
Le paysage a des yeux
Sous la source, dans le vieil arbre, au sommet de la montagne : partout, quelque chose habite et veille.
Les morts ne sont pas loin
Et l'invisible porte souvent le visage des ancêtres — présents, veillant, revenant parfois danser parmi les vivants.
« Ce que l'œil ne voit pas, le cœur le sait. » Faire une place à l'invisible — par le silence, le rituel, l'art — c'est reprendre langue avec un monde que presque tous les peuples ont su habité.